Ce bulletin enregistre les nouveaux développements politiques, militaires et socio-économiques, tant sur le plan international que sur le plan arabe et regional. Il s’arrête aussi sur la situation qui prévaut au Liban.
Les points essentiels du bulletin portent sur:
1. L’escalade militaire des Etats-Unis et de l’OTAN
2. La crise capitaliste et ses nouvelles repercussions sur la classe ouvrière et les pauvres
3. La situation dans le monde arabe et la région
4. La situation au Liban
I.L’escalade militaire des Etats-Unis et de l’OTAN
Malgré les défaites subies, en 2009, dans ce qu’ils ont appelé “la guerre contre le terrorisme”, les Etats-Unis ne cessent d’étendre leur présence armée dans le monde; ils essaient, avec la participation de leurs alliés de l’OTAN, d’ouvrir de nouveaux fronts.
Le but escompté est double:
-Réaliser quelques victories partielles qui peuvent justifier le coût exhorbitant des dernières decisions prises par Barak Obama, tant sur le plan humain que sur le plan militaire; en premier lieu, l’augmentation des forces militaires en Afghanistan, mais aussi le renforcement de la présence militaire de Washington et de l’OTAN dans la région du Golfe et en Amérique latine.
-Tenter de donner un élan nouveau à l’objectif stratégique qu’ils s’étaient fixé, à savoir le projet visant à encercler la Chine et la Russie; et, ce, afin de redonner au projet de base, connu sous le nom du “Nouveau régime mondial” un peu de l’éclat qu’il avait perdu, tant à cause des défaites militaires que de la crise capitaliste
En effet, dans leurs tentatives de procéder à des changements géopolitiques en Asie comme en Europe, les forces militaires étasuniennes œuvrent dans deux directions:
-La première est celle de la Corée et de Taïwan, ce qui vise la Chine. Ainsi, au moment-même où les pourparlers sur les armes nucléaires en Corée du Nord s’ouvraient à Pékin, Washington déclarait que ses manœuvres annuelles traditionnelles en Corée seraient prolongées (18 jours) et renforcées par la présence de 18 mille soldats américains et 10 mille soldats sud-coréens. De même, il dévoile l’accord selon lequel des hélicoptères et des missiles anti-missiles seront vendus à Taïwan pour la somme de 6,2 milliards de dollars.
-La deuxième est celle de la Russie, à travers deux positions différentes:
a) la Roumanie que les Etats-Unis ont declare vouloir utiliser pour étendre leur “bouclier”, ce qui a poussé les responsables russes à menacer de mettre de nouveaux missiles dans la région de Kaliningrad… D’ailleurs, ce nouveau bras de fer risque de faire revenir la région à la période de la guerre froide; surtout que certains gouvernements européens tentent, depuis quelques temps déjà, de se débarrasser des armes nucléaires étasuniennes présentes sur leurs territoires.
b) L’Afghanistan qui fut, depuis les années quatre-vingts du siècle passé, une importante région stratégique et le point de départ de la guerre américaine contre l’ex Union soviétique.
Il est à remarquer que la nouvelle offensive EU-OTAN dans ce pays n’a pas supprimé les tentatives visant à des “ententes” avec les Talibans. C’est que Washington n’a pas trouvé dans le président afghan Hamid Karzaï la personnalité capable de lui réaliser sa politique dans cette région (il lui a refusé, dernièrement, le visa américain, rappelant ce qui s’était passé avec le Shah d’Iran, il y a une trentaine d’années); voilà pourquoi il s’est tourné vers ceux qui ont le véritable pouvoir…
En plus de son importance stratégique, l’Afghanistan avait contribué à fournir des “rentrées” stables à la CIA, à travers la culture et le trafic de l’opium qui, dit-on, a augmenté quarante fois depuis l’arrivée des troupes de l’OTAN dans cette région.
En plus de ces deux objectifs, les manœuvres militaires et politiques étasuniennes se poursuivent dans les pays de l’Amérique latine opposés à Washington (le Venezuela, le Nicaragua, le Honduras…). Sans oublier les problèmes et les coups d’Etat vécus par certains pays africains (encore proches de la France).
II.La crise capitaliste
Et ses répercussions sur la classe ouvrière et les pauvres
Cette escalade militaire vise, comme nous l’avions déjà remarqué, à permettre aux Etats-Unis d’imposer son hégémonie sur le monde, afin de résoudre la crise structurelle dans laquelle ils s’embourbent, mais aussi de sauvegarder leur leadership.
En ce qui concerne la crise économique capitaliste, nous attirons l’attention sur les points suivants:
1-Albert Edwards, un des principaux analystes de la banque “Société générale”, dit que la banque étasunienne Goldman Sachs, et après avoir détruit toute possibilité de concurrence à Wall Street, tente actuellement de détruire les Etatsqui peuvent faire de l’ombre à Washington. Il ajoute que la GS a camouflé l’importance réelle des dettes contractées par l’économie grecque ; ce qui a permis à cette dernière d’obtenir, en 2009, plus de 252 milliards de dollars de la part des banques européennes qui ne savaient rien de la véritable situation de ce pays. Et de conclure que la rapidité avec laquelle les pays de l’Union européenne ont couru au secours de la Grèce ne vise nià renflouer ce pays (ou ceux qui, comme lui, se trouvent au bord de la faillite : le Portugal, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande), ni à reculer une explosion possible de la « zone de l’Euro », mais, plutôt, à empêcher la faillite d’autres pays, tels la France ou l’Allemagne, qui avaient accordé à la Grèce plus de 115 milliards de dollars, en plus d’autres prêts éparpillés dans certains pays de l’Europe du Sud.
Cela nous amène à dire que ce qui suscite l’inquiétude, c’est le spectre des crashs économiques et financiers qui rappellent ceux qui avaient suivi la crise de 1929 et qui avaient abouti à la naissance du nazisme et, par suite, à la seconde guerre mondiale.
Notons, enfin, que la Goldman Sachs avait, et a toujours, l’aval du président étasunien Barak Obama ; ce qui pousse à se demander si l’administration américaine a joué un rôle quelconque dans les balancements de l’Euro qui ont créé des obstacles sérieux devant les exportations européennes, influencé négativement le pouvoir d’achat d’une tranche importante de la population de l’Europe et augmenté les problèmes vécus : le chômage, les délocalisations des sociétés vers certains pays asiatiques… Cet état de fait nous pousse à nous poser les questions suivantes : les Etats-Unis veulent-ils en finir avec les regroupements capitalistes qui peuvent constituer une certaine concurrence ? Et, dans le cas d’une réponse affirmative, quel sera l’avenir de l’Union européenne et du « G7 » ?
2-Et, si nous regardons du côté de l’Asie, du Japon plus précisément, nous retrouvons la même situation de chute rapide de l’économie.
Ainsi, dans le rapport paru le 12 février, le gouvernement japonais note que la situation économique se déteriore à une rapidité imprévue et que l’activité industrielle enregistre un recul notoire, ce qui a des répercussions négatives sur les domaines du travail et de la consommation. Il est aussi dit que les deux premiers trimestres de l’an 2010 seront très mauvais, surtout avec le grand recul des exportations japonaises vers les Etats-Unis et, aussi, l’Europe.
3-De plus, si nous étudions la situation des produits énergétiques, le pétrole en particulier, nous ne manquerions pas de noter que les prix fluctuants ont permis aux sociétés étasuniennes d’imposer encore plus leur mainmise sur les marchés de ces produits. Les prévisions pour les mois à venir parlent d’une montée des prix durant la première moitié de cette année, accompagnée de l’augmentation dans les taux de production et le monopole des sociétés étasuniennes et britanniques.
Il faut noter que la principale cause de « l’offensive » de Washington (secondé par Israël) en Afrique, depuis le Sud du Soudan et jusqu’au Sud du continent, est la mainmise sur les réserves de pétrole dans cette région du monde et , même, au niveau de la planète. De plus, la nouvelle « offensive » britannique dans les Mallouines (Fawklands) et les relations tendues avec l’Argentine sont dues à la découverte du pétrole dans cette région, suivie par la décision britannique de permettre à des compagnies bien précises de faire des recherches sur le terrain.
4-Cette image représentant les directives économiques étasuniennes, en plus de l’escalade militaire qui va de l’Afghanistan jusqu’à l’Amérique latine, en passant par le Golfe arabique et le Proche-Orient, constitue une troisième guerre mondiale, ou presque. Une guerre non déclarée, il est vrai, mais qui montre que la planète va continuer à subir des séismes économiques et financiers dont les répercussions seraient mortelles pour la classe ouvrière dans les pays capitalistes, en Europe en premier lieu, surtout que les mesures prises n’ont présagent pas des changements positifs.
D’ailleurs, les rumeurs sur des possibles changements positifs dans la situation économique étasunienne ne sont pas très sûres, surtout si nous prenons en considérations l’atmosphère de pessimisme qui continue à planer sur les marchés des actions et sur les marchés des produits de base.
III.La situation arabe et régionale
La tension constitue toujours la principale caractéristique de la situation dans le monde arabe et la région environnante, avec la recrudescence des agressions israéliennes, des assassinats perpétrés par le Mossad, mais aussi des menaces proférées contre l’Iran. Sans oublier que la tension, partie du Yémen cette fois, a transformé la région sise entre le Golfe et l’Afrique en une zone de guerre possible.
dans leur tentative de s’accaparer de toutes les cartes maîtresses de la région, les Etats-Unis ne se sont pas contentés de déclarer vouloir prendre des sanctions contre l’Iran ; ils sont allés jusqu’à débattre de la situation au sein de l’OTAN où il fut décidé que des troupes seraient déployées dans quatre nouveaux Etats : le Qatar, les Emirats arabes unis, le Kweit et le Bahraïn ; ces troupes seraient renforcées par de nouveaux navires de guerre. De plus, des informations ont filtré sur une réunion entre Leon Panneta, le directeur de la CIA, et des responsables israéliens, dont Benjamen Netanyahu, Ehud Barak et le responsable du Mossad Meïr Daghan. Cette réunion avait débattu du programme nucléaire iranien et des mesures à prendre afin de faire revenir l’Iran au bercail ; suite à quoi, il fut décidé d’ouvrir « le front » du détroit d’Hermouz et de hausser le ton des menaces de la part d’Israël, non seulement contre l’Iran, mais aussi la Syrie et le Liban.
Et, si nous entrons plus dans les détails, nous pouvons considérer que les Etats-Unis continue à vouloir séparer la situation des Palestiniens du reste du monde arabe ; de même, ils croient pouvoir séparer la Syrie de l’Iran.
Nous nous arrêterons sur les points suivants de cette politique :
1-On remarque l’intérêt exceptionnel que les Etats-Unis donnent à leur relation avec la Syrie. Ainsi, ils ont décidé d’envoyer un nouvel ambassadeur dans ce pays, mais aussi des délégations de haut niveau, à commencer par Daniel Benjamen, le coordinateur de la lutte contre le terrorisme au ministère des affaires étrangères, et William Burnes. Cet intérêt est doublé par un autre de la part de la France dont le premier ministre, François Fillon, en visite officielle à Damas, déclarait vouloir « consolider les liens entre les deux pays ».
2-Cet intérêt renouvelé s’accompagne du renouvellement du « mandat turc » dans les pourparlers indirects entre la Syrie et Israël. Le président Bachar Assad mais aussi William Burnes ont attiré l’attention sur l’importance de rôle et la nécessité de lui accorder tout l’appui dont il a besoin pour réussir.
3-En contrepartie, les Etats-Unis ont déclaré, le 10 février, qu’ils vont augmenter, durant l’année en cours, la quantité et la qualité des armes qu’ils possèdent, ainsi que l’OTAN, en Israël.
4-En même temps, et tandis que le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, appelait Israël à mettre le plan de route en exécution, considérant comme illégale la politique de « contrer en partie » la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie et dans la région de Gaza, le gouvernement israélien a décidé de retourner au plan de « judaïsation » de la partie Est d’Al Qods, dont la mosquée Al Ibrahimi, et de recourir, de nouveau, aux assassinats, dont le dernier en date fut celui de Mahmoud Al Mabhouh à Dubaï et dans lequel sont impliqués des Israéliens portant des passeports britanniques, irlandais et français…
5-En ce qui concerne l’Irak, on remarque le retour à l’escalade des actions terroristes, que certains désignent comme provenant d’agents américains, elles ont été minutées en fonction des élections législatives du 7 mars. On dit aussi que les tentatives de Washington se poursuivent dans le sens d’une relation avec des amis de l’Iran, mais aussi avec des personnalités ayant appartenu au régime de Saddam Hussein.
6-Quant à la position des Etats-Unis en ce qui concerne les présidentielles égyptiennes, elle a bien changé : pour eux, Hosni Moubarak est remis en question, vu qu’il « n’a pas pu sortir son régime de l’impasse » dans laquelle il se trouve depuis bientôt six ans et qu’il n’a pas su mettre fin à l’opposition « islamiste » qui va grandissant, dit-on. Il paraît que c’est Washington qui a facilité la candidature de Mohammad Baradii, d’abord parce qu’il est une personnalité très respectée dans son pays, ensuite, parce qu’il a de bonnes relations avec l’Administration étasunienne.
7-Il ne faut pas oublier, enfin, de mentionner que les répercussions de la crise capitaliste internationale sur la situation économique dans le monde arabe continuent à se faire sentir, même si leurs effets sont quelque peu atténués.
En effet, les Etats-Unis poursuivent leurs pressions sur les pays arabes du Golfe, afin de les pousser à produire plus de pétrole, mais aussi à céder une partie de leurs rentrées afin de renflouer certains secteurs, toujours en crise, de l’économie américaine. Ainsi, ils ont obligé le gouvernement irakien à augmenter sa production de pétrole, qui devrait atteindre bientôt 12 millions de barils par jour. Il en va de même pour les autres Etats du Golfe.
De même, la situationen Egypte va empirant, puisque le pays se trouve au bord du gouffre. Et, malgré les déclarations optimistes du ministre des finances, Boutros Boutros Ghali, les pourcentage de la dette publique ne sont pas descendu très en-dessous des 110% déjà notés.
Enfin, l’inquiétude règne à Abou Dhabi (après la chute de Dubaï) et la guerre du Yémen ainsi que les mesures militaires prises par les Etats-Unis dans cette région constituent des facteurs négatifs… Ce qui nous pousse à dire que les problèmes vécus actuellement par le monde arabe et, aussi, les problèmes prévus durant la deuxième moitié de l’année en cours ne sont pas près d’être résolus de si tôt.
IV.La situation libanaise
Toute cette situation complexe se fait bien sentir au Liban qui oscille entre un optimisme très mitigé et beaucoup de pessimisme.
Les causes, de ces changements rapides et graves, sont :
۰Depuis un peu plus d’un mois, les responsables israéliens ont haussé le niveau de leurs menaces contre le Liban, en liaison avec les pressions des Etats-Unis qui tentent de « persuader » l’Iran, et le Hezbollah à travers lui, de changer de politique vis-à-vis d’Israël, mais aussi de coopérer avec eux en ce qui concerne l’Afghanistan.
Ces menaces, que Netanyahu a tenté de minimiser, sont accompagnées par des violations quotidiennes du territoire libanais. Sans oublier l’enlèvement d’un citoyen libanais par des soldats israéliens, qui avaient traversé la ligne « bleue » surveillée, en principe par la FINUL, ou encore les déclarations de certains ministres et hauts officiers israéliens concernant la poursuite des tentatives visant à assassiner le secrétaire général du Hezbollah… Ajoutons à cela que les responsables de l’ONU et de la FINUL n’ont rien fait, ni en ce qui concerne les menaces d’assassinats de personnalités libanaises, ni par rapport aux violations du territoire libanais, ni même par rapport aux nouveaux nids d’espions trouvés dans notre pays.
۰Au lieu de faire face à cette escalade de la part d’Israël, le gouvernement libanais joue aux abonnés absents, se contentant de faire quelques déclarations « de principe » qui n’ont aucune valeur réelle. C’est que ce gouvernement, qui avait regroupé les antagonistes d’hier afin de ne pas faire de l’ombre à des agendas tant syriens que saoudites, vit une paralysie politique totale ou, plutôt, dans une sorte d’attente de ce qui va se passer entre les Etats-Unis et l’Iran ou, encore, si la Turquie va, ou non, réussir le coup de réunir la Syrie et Israël ; il attend, également, les suites des pourparlers entre Palestiniens et Israéliens… Et, selon certains, cette attente se prolongera jusqu’au début de l’été.
۰Pendant cette période d’attentisme, la bourgeoisie libanaise, divisée sur les problèmes de la région entre Washington et Téhéran (ou, même, Damas), s’est unie pour faire face au mouvement populaire qui demandait des réformes politiques et socio économiques. Le parlement, qui avait entériné, en mai 2009, par 120 voix contre huit, le droit de vote à 18 ans, a décidé, il y a quelques jours de rejeter cette décision… Tandis que le gouvernement refusait à grand cris le droit de la femme libanaise mariée à un non Libanais d’accorder sa nationalité à ses enfants.
۰Sur le plan économique, le rapport préparé par la société « Barcley’s » parle d’horizons « brumeux » et de difficultés pouvant résulter des opposants intérieurs aux privatisations dans le secteur de l’électricité, mais aussi d’une guerre israélienne semblable à celle de l’été 2006 ; ajoutant qu’il est probable que la privatisation de l’électricité et du téléphone soit retadée d’un an.
En même temps, le ministèrede l’énergie nous prévient que les solutions pour améliorer l’état du courant ne sont pas pour demain, vu que la demande s’est élevée à quelques 2400 mégawatts tandis que la capacité réelle n’est que de 1800 mégawatts : ce qui veut dire que les heures de coupure du courant vont augmenter.
۰Dans une telle conjoncture, les grèves s’étendent dans le pays et on assiste à des préparations de mouvements de plus en plus larges. Ces mouvements partent du fait que les politiques économiques et sociales que le gouvernement prépare aboutissent, toutes sans exception, à augmenter la pauvreté, surtout que les statistiques montrent une augmentation de 2% du taux de pauvreté qui passe de 28% à 30% des Libanais.
Quant à l’étude, mensuelle, dite de « la situation économique et sociale au Liban », elle révèle que 50% des familles libanaises dépensent leur salaire bien avant la fin du mois et que 30,6% sont obligées de contracter des dettes afin de subvenir aux besoins de la seule nourriture.
Les grèves les plus importantes furent celles des enseignants des lycées et des écoles techniques qui ont vu s’évaporer presque 60% de leurs indemnités, tandis que leur temps de travail augmentait.
Les étudiants universitaires et les lycéeens préparent une grève générale pour le début du mois de mars ; leurs mots d’ordre relèvent de la nécessité d’augmenter le budget de l’enseignement (supérieur, en particulier), mais aussi d’améliorer les conditions de l’enseignement, en général.
De plus, les anciens locataires préparent un grand mouvement revendicatif s’opposant à la nouvelle loi en préparation qui, si elle est appliquée, risque de jeter à la rue plus de 180 000 familles.
Enfin, un mouvement revendicatif se prépare contre le retard du vote du budget de l’Etat et les problèmes qui s’en suivront dans le domaine de la sécurité médicale, surtout que le déficit, cumulé dans la Caisse des allocations familiales et la Caisse de la maladie et de la maternité s’élève, aujourd’hui, à plus de 630 milliards de livres libanaises ; ce déficit est le résultat des exemptions faites au patronnat et de l’abstention de certains patrons à déclarer leurs ouvriers et à payer les cotisations.
Le Comité des relations internationales
Du Parti Communiste libanais
Beyrouth, le 25 février 2010